« Inhumanitas » de Marie-Béatrice Ledent

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Autrice : Marie-Béatrice Ledent

Editions : Auto-édité

Genre : Thriller, Policier

Parution : 2017

Pages : 228

Prix : Version papier : 9,48 €
Version numérique : 2,99 €

Synopsis : « Henry, un petit garçon de sept ans, est très gravement malade. Pour donner à son fils une chance de vivre, l’Agent Fédéral Eric Daniels va devoir changer l’inacceptable. Si la Loi se dresse déjà en travers de sa route, c’est sans compter sur un étrange secret qui refait surface en même temps qu’un nom : Blake Nelson.
Doit-on obéir aveuglément aux règles ? Faut-il laisser la Justice exécuter sa sentence tout en sachant qu’elle condamnera à mort un petit garçon ? Jusqu’où peut-on aller quand la vie de son enfant est en jeu ?
Cette histoire invite à une profonde réflexion sur le droit à la vie et les libertés individuelles. »


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Me revoici après un bon mois d’absence pour vous parler de Inhumanitas. Avant toute chose, je tiens à remercier l’auteure de m’avoir contactée pour me proposer de chroniquer son nouveau roman. J’ai tout de suite accepté tout simplement parce que le résumé et les thèmes abordés m’intéressaient énormément.

J’ai un peu tardé à commencer la lecture de ce roman à cause de mes révisions mais une fois plongée dedans je ne me suis plus arrêtée. Concernant le style de l’auteure, je l’ai trouvé très fluide. De plus, en raison de la longueur des chapitres, ces derniers étant plutôt courts, cela apporte encore plus de rythme à l’histoire. Les derniers chapitres sont haletants, je n’ai pas pu lâcher ma liseuse.
La seule chose qui m’a un peu chagrinée ce sont les quelques coquilles sur lesquelles je suis tombée lors de ma lecture, mais rien de bien grave.

Pour ce qui est de l’histoire, j’y ai très vite accrochée, ce à quoi je m’attendais à la lecture du synopsis. Nous allons donc suivre le combat d’Eric Daniels, un agent fédéral, pour permettre à son fils de vivre, Henry, et ce malgré la Loi.

Je dois avouer avoir eu un peu de mal à m’attacher aux personnages, bien que j’ai beaucoup aimé le personnage du Juge Garvey. J’ai réellement commencé à m’y attacher à la toute fin du roman, et encore je dois avouer avoir un peu plus de mal avec le personnage  d’Eric. D’un autre côté, il n’est pas possible de se mettre à la place des personnages sans avoir vécu cette situation, nous restons avant tout des spectateurs. J’ai d’ailleurs bien aimé les différents liens qui lient les personnages entre eux.

Le récit invite véritablement le lecteur à se pencher sur la notion de justice et plus généralement sur l’institution qu’elle constitue. Inhumanitas amène selon moi avant tout à s’interroger sur le fait de savoir où il faut placer la frontière entre les droits de Blake et le fait de condamner un enfant à une mort certaine si l’on ne fait qu’appliquer strictement la Loi. Plus largement sont ici mis en balance l’intérêt général et l’intérêt particulier de la famille du petit Henry.

« – Je suis Juge et je m’efforce d’analyser les choses froidement. Je fais appliquer la loi en toute impartialité. Si je devais laisser mes émotions interférer, cette lourde tâche deviendrait impossible. La loi sert la collectivité ; elle est garante des droits de chacun. »

Même si cela demeure pour moi l’élément central du récit, l’auteure aborde également d’autres thèmes parmi lesquels figurent la maladie et la violence sous ses différents formes.

N’étant pas une grande spécialiste du droit américain, je ne vais pas pouvoir me prononcer précisément sur ce point, cependant les termes choisis et les personnages acteurs du système judiciaire sont brillants de réalisme. Les propos tenus par le Juge m’ont d’ailleurs rappelé un de mes derniers cours durant lequel nous avons justement abordé la problématique de l’intérêt particulier par rapport à l’intérêt général.

Pour être honnête, je dois avouer que la fin m’a quelque peu surprise, je ne m’attendais pas à un tel dénouement. J’avais justement un peur qu’il soit trop rapide, mais malgré une certaine rapidité elle n’en reste pas moins intéressante. Le dernier chapitre était vraiment très intéressant, comme cela est également le cas de l’épilogue.

•••

En résumé : Un roman haletant qui invite le lecteur à se plonger dans une réelle réflexion sur la place de la Justice et sur le rôle du Juge. Je le recommande vivement, encore plus si vous êtes dans la branche du droit.

Note : ★★★★☆

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2 réflexions sur “« Inhumanitas » de Marie-Béatrice Ledent

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